LoveDoll 3000 (feuilleton radiophonique) – Épisode 1

Où l’on verra le héros, qui sera aussi le lecteur de cette histoire, réceptionner sa LoveDoll un cutter à la main.

Enveloppée de la tête au pied dans du papier bulle, elle était nue, allongée dans l’entrée, et inerte. Une paille sortait d’un orifice de l’emballage au niveau de ses lèvres. Ma LoveDoll était inerte, certe, mais vivante. Il fallait qu’elle respire.

C’était le dernier modèle, la version 3000. Elle arrivait directement de l’usine, j’avais réussi à avoir le premier exemplaire – pas peu fier.

J’avais les ciseaux à la main, prêt à la déballer, mais une autre idée m’est venue en tête. J’ai bouché la paille avec le doigt, pour voir. Son corps s’est agité.

Alors j’ai retiré le doigt … puis j’ai remis le doigt … j’ai retiré le doigt … puis j’ai remis le doigt.

Panique sous le plastique !

Mais pas un son ne sortait de sa bouche, ses yeux ne s’ouvraient pas non plus. Je trichais, ce n’est pas ce qui était prévu, mais elle jouerait son rôle jusqu’au bout, coute que coute et vaille que vaille. Je la connaissais, ma Clochette. Dans le sexe, elle y met tout son coeur et tout son cul.

Elle pompait sur sa paille désespérement, et moi goguenard, j’imaginais ses pensées : « Salaud, ce n’est pas ce qui est écrit dans le scénario ». Il allait y avoir des représailles à la sortie de notre petit jeu de rôle.

Je me pourlèchais d’autant plus de la situation que c’est elle qui nous avait inspiré l’idée de la LoveDoll, dimanche dernier.

On était en train de se masturber mutuellement, assis et les yeux dans les yeux sur le lit (le premier des deux qui bat des cils a perdu) … elle m’astiquait le manche, donc, lorsque je l’ai poussée en arrière. Mais au lieu de son petit cri habituel, elle a fait « ma-ma » d’une petite voix de poupée.


On s’est regardé, surpris tous les deux, et son visage a alors changé d’expression, étrange. Elle s’est rassise au plus vite, je l’ai de nouveau poussée en arrière : « ma-ma »


Alors se fut frénétique, inouï. Pour tester, on a baisé dans toutes les positions. A la verticale, elle gardait les yeux ouvert, le regard fixe. Je la poussais à l’horizontale, elle fermait les paupières en faisant « ma-ma ».

Verticale, horizontale, verticale, horizontale. On était dingue. Elle m’a rendu dingue.

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Pour l’heure, elle était là, allongée dans l’entrée, dans son rôle de LoveDoll direct sortie d’usine et prisonnière de son sarcophage de papier bulle. A ma merci et suffoquante.

Alors, magnanime, j’ai finalement retiré mon doigt. Elle s’est calmée petit à petit.

Il fallait maintenant la déballer. Mais j’ai jeté les ciseaux, et ai pris un cutter à la place.
De toute façon, représailles pour représailles, autant continuer à tricher …

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… La suite , ici : www.vapeursdalcove.fr/ld3000-02

Commentaires

  1. ThéOdora Sabath

    Mais non … pourquoi ça s’arrête ? C’est loin mercredi prochain.
    Inhumain … Je boude

    Répondre

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