LoveDoll 3000 (feuilleton radiophonique) – Épisode 2

Où l’on verra qu’un vibro peut en cacher un autre

Résumé des épisodes précédents :

Une femme nue est allongée chez moi. Elle est enveloppée de la tête aux pieds dans du papier bulle, comme un colis. C’est ma nouvelle LoveDoll, et elle vient de m’être livrée.
Mais c’est aussi Clochette, ma chérie …
Dans le premier épisode, au lieu de la sortir comme convenu de son emballage de plastique, m’est venue l’idée de commencer à jouer avec. Elle est prisonnière, profitons-en …

Le calme était revenu après ses premières émotions. Je voyais son corps luisant de sueur sous le papier bulle dans lequel elle était enveloppée. « LoveDoll3000 » était noté en gros sur le pseudo bon de livraison collé en travers de sa poitrine et qu’elle avait absolument tenu à réaliser et à se scotcher sur elle avant que je l’emballe.

Clochette voulait devenir LoveDoll, elle ne ferait pas les choses à moitié. « S’il y a livraison, il y a bon de livraison, point-barre ! »

Ça nous était venu le dimanche précédent lorsqu’elle avait laissée échapper involontairement un « Ma-ma » de poupée lors d’une de nos galipettes. Effet fulgurant, et sur elle et sur moi, un tsunami de fantasmes et de « on aurait dit que » nous avaient emportés toute la nuit : LoveDoll qui marche, LoveDoll qui suce, qui dit « Miam » quand on la baise et « Encore » quand c’est fini. Le temps de jouer à programmer tout ça, à corriger les bugs et à rajouter des options cheloues, on en avait pour des semaines et des semaines de culottes trempées, la mienne y compris.

Ça commençait par la livraison, aujourd’hui. C’était il y a une demi-heure, et déjà, j’avais triché, jouant avec le tube par lequel elle respirait à travers le papier bulle – tu respires, tu respires plus, tu respires, tu respires plus.

Le calme était revenu, donc. Je voyais son corps luisant de sueur. Il s’agissait maintenant de la déballer.

J’ai appuyé la pointe du cutter au niveau du front : Plop ! Une bulle venait d’éclater, et la LoveDoll de sursauter de frayeur. Deuxième bulle, deuxième plop, deuxième sursaut.

Je descendais suivant l’arrête du nez, appuyant sur les bulles une à une, et sur la peau en dessous.

La bouche, le menton, le cou, entre les seins … Les jeux avec les lames terrorisaient Clochette, mais elle en redemandait toujours. Aussi elle ne bougeait pas d’un muscle. Pardon, la LoveDoll ne bougeait pas d’un muscle. D’ailleurs, elle était encore vierge de toute programmation. Comment aurait-elle pu ressentir, réagir, gémir ?

C’était dans le scénario : pas trembler, pas gémir, rien. Et elle n’a ni tremblé, ni gémit, rien, même lorsque, pour finir, je suis parti des pieds et ai glissé la lame plus profond entre ses jambes pour remonter jusqu’au pubis.

Le mode d’emploi était posé sur son corps, et à coté, la télécommande d’un œuf vibrant.

Ah, elle triche elle aussi, ce n’était pas prévu ça. Elle avait du cacher la télécommande dans sa main lors de l’emballage.

Mais à tricheuse, tricheur et demi.

Juste pour vérifier, j’ai glissé un doigt dans sa fente. L’oeuf était là.

Sans état d’âme, j’ai allumé la télécommande au maximum. Clochette s’est assise d’un coup, les deux mains sur son ventre tordu de spasmes. Mais tout aussi soudainement, elle s’est rallongée, se replongeant aussi sec dans son rôle de LoveDoll 3000 malgré les vibrations. Pas trembler, pas gémir, rien.

Elle avait triché. Elle allait voir.

J’ai pris la télécommande, l’ai mise dans une capote, et ai glissé le tout par derrière, dans son anus. 

Ô combien j’aurais aimé lire dans ses pensées. Elle avait l’oeuf dans le minou et la télécommande dans le cul. Etait-elle morte de peur ? De désir ? De délire ?

Ses paupières vibraient, ses yeux roulaient dans tous les sens en-dessous alors qu’elle essayait tant bien que mal de rester immobile et les bras le long du corps. « Pas trembler, pas gémir, rien. »

Reprenant le fil du scénario, j’ai lu, bien consciencieusement et à voix haute, le manuel de première mise en service, mais mes yeux se troublaient. Je n’avais pas de vibro poussé au maximum qui me ravageait les entrailles mais c’était tout comme. Je ne comprenais plus les mots que je lisais à la sentir convulser ainsi à l’intérieur.

Alors j’ai balancé le manuel, et ai retournée Clochette, pardon, la LoveDoll. J’ai placé deux coussins sous son ventre pour faire remonter ses fesses, puis trifouillé de mes doigts dans son sexe pour faire sortir l’oeuf et l’ai enfin remplacé par ma queue pour la baiser comme un forcené jusqu’à ce qu’elle jouisse … car il fallait la faire jouir pour l’initialiser, la Love Doll 3000. C’est ce que nous avions imaginé.

Après que l’orgasme nous ai coupés en deux, je suis resté sur elle, ma joue contre sa joue, KO, hébété, et ai regardé un long moment sans comprendre cet oeuf qui vibrait sur le sol pas loin de nous.

Puis j’ai tilté. Je me suis relevé et ai retiré la télécommande de son corps.

Et comme il était prévu dans le manuel, j’ai alors redressé la LoveDoll et lui ai dit : « Bonjour, je suis ton propriétaire. »

Comme il était prévu, elle a ouvert les yeux en me regardant, moi, mon 1m91 et mes 100kg. Mais ce qui était moins prévu, c’est lorsqu’elle m’a répondu : « Ma-ma !»

Mince, déjà un bug !

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… La suite le mercredi 15 juillet en lecture en direct sur www.erotikradio.com, vers 23h.

Commentaires

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