Chambre avec vulve (chapitre 1)

– « Je suis là pour ton plaisir. »

Elle avait lâché ça comme ça, au détour de la conversation. Le 153 se remplissait, je devais assister à un event sexo le soir même, en bas dans la cave, et je lui avais donné rendez-vous une heure avant afin de faire connaissance.

La belle me plaisait, je renaissais doucement à mes instincts depuis quelques semaines. Deux ans sans fouet, la tête en vrac. Deux ans sans ordres, le cœur en miette. Deux ans pour changer de vie, déménager, repartir. Deux ans à me demander pourquoi j’aime baiser les femmes d’une certaine manière. Qu’est-ce que ça m’apporte ? Est-ce que je peux vivre sans ?
Le début de la réponse m’était venue il y a bien des mois déjà : « Oui, je peux vivre sans … » mais la suite m’est arrivée en pleine face hier soir, en regardant ses petits seins, au 153 : « Oui, je peux vivre sans. Mais putain, avec elle, qu’est-ce que ça doit être bon ! »

– « Je suis là pour ton plaisir. »

Elle avait lâché ça comme ça, avec une candeur désarmante et sa phrase tournait en boucle dans ma tête.

Tout m’était revenu d’un coup, la domination, la possession, les petites phrases chuchotées à l’oreille et les culottes arrachées. Ça me retournait les tripes d’envie. Je sentais la boule de désir dans mon ventre, et la petite goutte au bout de mon gland.

Je continuais de parler, elle aussi. Mais devant mes yeux, je la voyais déjà attachée, bâillonnée, en sueur.

Juste pour vérifier, je lui ai sorti une maxime à deux balles, pour Dom intelligent, mais pourtant si vraie :

– « La jouissance vient de l’obéissance. »

En général, la postulante s’offusque :

– « Mais non heuuu, moi j’obéis si je veux. Et puis je jouis attachée, flagellée, avec la cire … » et là, suit tout le catalogue des désirs de la soumise de batterie balisant le terrain du Domino gentil-sage-couché-aux pieds et compréhensif que je suis sensé être, d’après Saint Grey.

Mais là, pas du tout : j’ai cru qu’elle allait applaudir des deux mains. Et elle m’a répondu toute souriante, presque en criant :

– « C’est ça ! C’est ça ! C’est ça ! » .

Alors j’ai sorti :

– « On n’est pas dans la merde ! »

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Fallait détendre la tension. Je bandais comme un turc, ne rêvait que de la traîner loin des regards, sur l’instant. De la coller contre le carrelage des toilettes par exemple, juste de l’autre coté de la cloison derrière moi. Au 153, ils font bien les choses, les toilettes sont vraiment spacieuses.

Face au miroir, je voulais la voir ensuite baver, bouche ouverte et appuyée contre le lavabo alors que je la prendrais au ralenti, mais jusqu’au fond « chut, tais-toi, on va nous entendre.».

Je voulais la filmer même, de face, filmer ma queue rentrant en elle, puis mon ejac sur son cul. Et, une fois rhabillés et assis de nouveau à notre table, lui repasser le film au milieu de la foule qui commençait à se bousculer dans le 153.

J’avais trop d’images dans la tête, trop d’envies d’elle.

Alors, j’ai enchaîné :

– « Non, ça ne va pas le faire. »

Regard interloqué de la bestiole. Et moi, éclatant de rire :

– « Je suis comme toi, je me nourris des désirs de l’autre. Et si nous passons notre temps à nous demander mutuellement : qu’est-ce qui te ferait plaisir, mon chou ? ça ne va pas le faire, non ? »

Alors elle a ri à son tour. Nous avons arrêté le BDSM-dating, parlant ensuite de tout et de rien. La glace était rompue, la connivence établie, ça allait le faire.

La suite, c’est demain soir, dans ma chambre … avec vulve, comme j’aime à dire.

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Instructions – Commençons par un classique pour cette première fois … et comme tu m’as dit être accroc aux sextoys – sourire – voici :

Demain soir, tu viendras avec ton womanizer – n’oublie pas de le mettre à charger cette nuit – Tu toqueras chez moi, soulèveras ta jupe, et te masturberas ainsi jusqu’à l’orgasme. Je regarderai bien sûr le spectacle par le judas de ma porte.

Si tu n’oses pas, pas de problème, voici le plan B.

Devant chez moi, et après avoir frappé, tu te déshabilleras entièrement en gardant tes chaussures si tu le souhaites. Prends ton womanizer à la main. J’ouvrirai alors la porte et tu entreras en silence, les yeux baissés.

Là, debout devant moi assis, jambes écartées et la motte bien évidence devant mes yeux, tu te feras jouir.

Ensuite seulement, tu pourras parler … et comme si de rien était, cela me ferait tellement plaisir.

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