Après-coups (Chambre avec vulve – chapitre 2)

« Demain soir, tu viendras avec ton Womanizer – n’oublie pas de le mettre à charger cette nuit – tu toqueras chez moi, soulèveras ta jupe, et … »

Ça, c’était la théorie, les instructions que je lui avais données, de s’envoyer en l’air devant ma porte. Dans la pratique, je l’avais fait aussitôt entrer et monter, nue et jambes écartées, sur deux tabourets que j’avais placés devant mon canapé.

Il est presque minuit maintenant et elle vient de partir. Les tabourets sont encore à leur place, les deux verres de vins aussi. Les étuis déchirés des capotes, les suspensions murales avec leurs entraves pendantes, sans vie, comme épuisées de l’avoir soutenue, mes fringues jetées en tas dans un coin, ses traces de salives sur le sol, tout cela disparait petit à petit dans le noir. Les dernières bougies s’éteignent et je reste seul avec mon désir, mon désir d’encore elle malgré tout ce qu’elle m’a donné ce soir. Non, je rectifie : malgré tout ce que j’ai pris d’elle ce soir.

Je suis bien, je regarde le champ de bataille et j’écris. Je veux écrire cette fille sur l’instant, avec encore en bouche l’odeur de sa chatte, sur mes doigts des traces indéfinies, et dans ma queue les dernières gouttes de sperme.
Je veux écrire ses yeux, leur pureté malgré la profondeur et la perversion des désirs qu’on y lit, son sourire désarmant et enfantin qu’elle a, parfois. Elle ne le sait pas, elle ne s’en rend pas compte, mais elle est l’absolu désir des Maîtres … enfin, de moi.

Trois heures plus tôt, bonne élève, appliquée, elle allumait son vibro. La petite lumière orange du suceur se mettait en marche. Elle l’approchait à quelques centimètres de son pubis. Et là, sur ses tabourets, en équilibre plus ou moins stable, elle attendait ma permission.

Alors j’ai dit « oui ».

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