Sweet Sexteen

L’ascenseur, les cinq étages, ton corps contre le mien, tes bras autour de mon cou et mes mains sur tes fesses.

Nos bouches qui se dévorent : « Encore, encore … »

Mais il faut sortir

sur le palier ouvrir

ta porte ; les trois verrous

C’est long, j’attends.

Tes mains sont fébriles, cherchent les clés, les serrures ; tu ries, je « grrrrrr » mais finalement

nous voici à l’intérieur, dans le vestibule

c’est alors … que je bascule :

Une pulsion, une impulsion : je t’attrape, t’écrase de toute ma hauteur

te retire brusquement ton sac, en bandoulière, par dessus la tête

idem ton manteau

ton haut

et jette tout par terre, au fur et à mesure

Tu as senti

que je ne suis plus le même qu’il y a dix secondes,

de l’autre coté de la porte

tu subis,

troublée

excitée ?

Maintenant, je te retourne

descends d’un coup

ton collant, ta culotte

aux genoux, sur tes bottes

je te penche en avant

et te voici appuyée des deux mains sur la porte

prête

offerte

Je prends alors dans ma mallette le martinet,

le lourd, aux longues lanières

Je vois ton corps, blanc, dans la pénombre du vestibule

Les portes manteaux d’un coté, des étagères de l’autre

peu de place pour mes mouvements

peu de recul

mais tant pis.

Jeté du bras, mouvement du poignet :

Le premier coup tombe !

Ton premier gémissement

et moi, immédiatement : le feu au ventre, la connexion qui s’établit :

Que j’aime ça, « jouer » sur toi, sur ton corps ; jouer AVEC toi.

Deuxième coup, toujours léger, juste pour te tester

Sur le haut de tes fesses

puis je te caresse

de ma main

tu frémis

Je ne vois pas ton visage, mais je le devine : yeux fermés, bouche entrouverte, narines dilatées.

Alors tu bascules toi aussi, à ta manière, lentement, pendant que les lanières reviennent cingler tes fesses, tes cuisses, tes fesses, tes cuisses … régulièrement, posément.

Les premiers frissons dus à la fraicheur de la nuit disparaissent, et font place dans ton ventre à une chaleur, un feu, et plus tard une fournaise qui s’installera petit à petit.

Peut-être voudrais-tu – tu aimes tant ça – avoir tes pinces sur tes seins ?

Mais tu ne dis rien, tu n’auras donc rien : pas de chaine, pas de poids ; tant pis pour toi ?

Pas de moulinets du martinet non plus (manque de place), pas de vent des lanières qui effleurent ta peau avant de te mordre, au hasard, une fois Oui, une fois Non.

Non, juste le poids du chatiment, qui revient, qui tombe sur ta peau.

Et cette douleur à chaque fois, à chaque coup, légère mais sourde, qui irradie de tes fesses jusqu’à tes chevilles, qui te fait darder les seins, jusqu’à en avoir mal.

Je m’arrête un instant, retire mon manteau à mon tour, ma veste ; j’ai chaud.

Je relève mes manches calmement, en souriant, en savourant de te voir ainsi penchée, et viens près de toi, dégage tes cheveux.

Je pose mes dents sur ta nuque, je te parcours de mon souffle chaud tout d’abord, puis

je te mords, mais doucement, beaucoup plus doucement que lors de notre première fois.

Ce n’est pas l’envie qui me manque de te faire ainsi hurler de douleur mais … ça ne te plait pas, je le sais, ça te fait « juste mal » , alors je me retiens – c’est difficile – mais je ne vais pas plus loin.

Alors que je « t’embrasse » ainsi, je te sens remuer des hanches, écarter tes jambes, enfin : autant que te le permettent ton collant et ta culotte sur tes genoux.

Je souris, j’ai compris,

et glisse

ma main entre tes cuisses

Tu ruisselles

je te pénètre, tu cries (tu jouis ?) et ressors mes doigts que je « goûte » aussitôt

Suave liqueur, tu es si « bonne » à lécher, à dévorer, mais, mais … plus tard, tout à l’heure, peut-être !

Je me remets en place derrière toi, reprends le martinet, et recommence, sans appuyer toujours, mais encore et encore, inlassablement.

J’entends ton souffle, tes gémissements, tes « han » à chaque impact.

Tes mains se crispent sur la porte, tes ongles crissent.

Le temps passe. Deux amants dans un vestibule, dans un partage de funambules : viser juste, malgré l’étroitesse, malgré la pénombre ; nous sommes sur la même longueur d’ombre.

.

.

.

Je m’arrête longtemps après, te caresse. Tes fesses et tes cuisses brûlent maintenant.

Je les devine rouges, écarlates, mais je sais aussi que tout à l’heure il ne te restera aucune marque. Je le sais, cela me surprend encore, mais je crois que finalement j’adore : pouvoir ainsi recommencer aussi vite, mmm.

« Tu nous fais un thé ? »

« Oui » réponds-tu

Je vais m’asseoir dans le salon, sur une chaise, jambes croisées et une main sur la table.

A la lumière de la rue par la porte fenêtre, je parcours des yeux ton « chez toi » : tes livres un peu partout, ton canapé de cuir, tes fauteuils déglingués (trop de « bêtises » faites dessus ?), tes vieux vynils des Beatles. J’aime être chez toi, je suis bien.

Tu viens à présent avec le plateau. Tu es nue, telle l’Odalisque, juste en bottes.

Tu nous sers le thé, deux tasses, face à face sur la table, et tu viens …

.

.

te mettre à genoux près de moi, jambes droites et légèrement écartées.

Tu poses une main sur ma cuisse, alors je te prends … dans mes bras.

La nuit ne fait que commencer, mon Ode à l’*X*,

My Sweet Sexteen !!!

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D’Ange

Note de L’auteur : Rassurez-vous, Sweet Sexteen est bien majeure et vahinée. Juste que dans son cœur, et dans ses pensées, elle est Sixteen, ou guère plus.