Paresseuse, par essence

J’adore les paresseuses, enfin : les paresseuses heureuses veux-je dire, celles qui se prélassent au lit le dimanche matin.

Nous avons un petit rituel avec la mienne, Clochette qu’elle s’appelle, je ne sais plus si je vous en ai déjà parlé. J’arrive avec le plateau, la confiture et les tartines, et pose le tout en équilibre sur son petit pétard rebondi.

((( car bien sûr, comme toute paresseuse qui se respecte, elle glisse à plat ventre et en travers du lit dès que je me lève pour faire le café )))

Encore toute à ses rêves, elle remue pourtant légèrement les fesses, vérifie au poids et à l’odeur qu’il s’agit du petit déj, puis ouvre une demi-paupière, juste deux ou trois cils. Elle chuchote « ai faim » de sa petite voix, puis retourne finalement à son coma idyllique, épuisée.

Alors moi, tranquille et en tailleur près d’elle, je me mange toutes les tartines en repensant aux galipettes de la nuit. Heu-reux !

Comment, quoi ?

Que je lui fasse griller d’autres tartines à présent ?

Ah non, je retourne sous la couette d’abord.

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Sinon, vous connaissez l’histoire du Prince au boa dormant ?

Alors, c’est l’histoire d’une princesse qui se réveille en voulant des tartines. Elle se penche vers son prince, qui dort près d’elle, puis l’embrasse pour le réveiller.

Comment ? Pas sur la bouche ?

Ah, vous la connaissez déjà …

D’Ange, Heureux Shéhérazob

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